En Gaule romaine, les aqueducs étaient des infrastructures essentielles pour l'approvisionnement en eau des villes et des complexes publics (thermes, fontaines, jardins, villas). Inspirés des modèles italiens, ils témoignent à la fois de la maîtrise technique des Romains et de l'importance du confort urbain et de la romanisation.
Les aqueducs transportaient l'eau depuis des sources ou des cours d'eau situés souvent à plusieurs kilomètres des villes jusqu'aux cités et aux établissements importants. L'eau alimentait : les thermes publics et les bains privés, les fontaines publiques, les domus et villas.
Les ingénieurs romains combinaient plusieurs techniques pour franchir les vallées, traverser les terrains accidentés ou préserver la pente nécessaire. Des arcades, structures en pierre permettant de maintenir la canalisation en hauteur sur plusieurs dizaines de mètres. Des galeries souterraines : creusées pour protéger le conduit et réduire les pertes par évaporation ou contamination. Des conduits en pierre ou en plomb (fistulae). La pente était minutieusement calculée pour que l'eau s'écoule par gravité, sans pompe mécanique.
Les aqueducs romains ont durablement marqué le paysage et l'urbanisme de la Gaule. Outre leur rôle fonctionnel, ils étaient des symboles de puissance et de romanisation, rappelant aux habitants le pouvoir et la technologie romaine. Certains ont survécu jusqu'à nos jours, souvent réutilisés ou intégrés dans des systèmes hydrauliques médiévaux et modernes.
Sources: • P.-M. Duval, (1952) - "Les aqueducs gallo-romains", Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, pp. 228-229
• P. Gros, (1996) - L'architecture romaine, Picard, 503p.
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique