| DE L'ASIE. | ||||
DE L'ASIE
Notes de J.-C. Poncelin de La Roche-Tilhac (1797) : (28) - On ne connaît dans la Colchide aucune ville qui a porté le nom de Malé. Isaac Vossius croit qu'il faut y substituer celle de Cytea, qui fut en effet la patrie de Médée. Unde, dit-il, crebro poetoe medem vocant Cyteida virginem, quod notissimum. Je ne crois pas non plus que les Achéens doivent figurer parmi les peuples dont on vient de lire le dénombrement. (29) - Ce nom qui, en français, signifie petite tête, était sans doute un sobriquet qu'on avait donné àcette colonie qui avait été fonder la ville de Trapezunte (Trébizonde). (30) - Il manque ici dans le texte le nom d'une ville. Je crois que c'est Lycastos, qui portait le même nom que le fleuve. (31) - Hygin, dans ses astronomiques, assure que c'est ce Cléostrate qui le premier découvrit les deux béliers qu'on aperçoit dans la constellation du charriot. Censorin lui attribue aussi la découverte de l'octadéride, ou révolution en huit années, pour calculer celles des astres. (32) - Si nous traduisions littéralement ces mots Κρατῆρες Αχαιῶν, nous dirions les tasses ou les gobelets des Achéens. Nous ignorons ce que veut dire ici notre géographe. Vossius croit qu'il désigne les marais que forment les eaux du Simoente et du Scamandre à leur confluent, et qu'il se sert du mot tasse, pour signifier le vase qui reçoit le limon que ces deux fleuves charrient dans leur course. (33) - On sait quel rôle Homère fait jouer à ce grand prêtre dans son Iliade. (34) - Il manque ici quelque chose au texte. (35) - Scylax oublie ici Ariaba, qui était l'une des villes de Lesbos. Cette isle, qui avait onze cents stades de diamètre, fut la patrie du sage Pittacus, du poète Alcée, et de l'aimable Sapho. L'histoire de cette isle est, comme celle toutes les démocraties, une suite de révolutions plus sanglantes les unes que les autres. Malgré l'agitation continuelle où étaient ses habitants, elle était le séjour des plaisirs et de la volupté, ou plutôt de la licence la plus effrénée. On se piquait surtout à Lesbos de bien jouer de la Cythare. Les noms d'Arion, de Méthymne et de Terpandre d'Antissa, décorent la liste de ses nombreux musiciens. (36) - Cette ville, l'une des plus anciennes de l'Asie mineure, fut détruite par les Lydiens. Elle a été rebâtie depuis; et elle est aujourd'hui l'un des principaux comptoirs du Levant. A une légère distance de cette ville, on voyait autrefois une grotte d'où s'échappait un petit ruisseau nommé Melès. C'est-là que les Smyrnéens disaient qu'Homère avait composé ses ouvrages ; aussi la considéraient-ils comme un monument sacré. Ses nouveaux habitants conservent la même tradition. Varron, dans son premier livre des portraits, place l'inscription suivante au bas du portrait de cet illustre poète: " Ce petit temple de marbre blanc couvre le tombeau d'Homère. C'est un autel où les Jetes viennent sacrifier à son immortel génie ". (37) - Peut-être faut-il lire Gera ou Era. C'est le sentiment d'un savant qui a enrichi de notes marginales l'exemplaire de l'ouvrage de Scylax, sur lequel nous faisons cette traduction. Vossius croit au contraire qu'il s'agit ici d'Agara, que Ptolémée dit faire partie de la Lydie. (38) - On connaît le temple d'Ephèse, aussi célèbre par son antiquité que par sa grandeur. Il fut brûlé par un particulier, nommé Hérostrate, qui comme mille autres brigands de nos jours, n'eut d'autre dessein en commettant un si grand forfait, que d'éterniser sa mémoire La diète générale des peuples de l'Ionie publia un décret pour condamner ce nom fatal à l'oubli; mais cette défense même contribua à en perpétuer le souvenir. (39) - C'est de cette isle qu'était Scylax, l'auteur de ce voyage. La manière rapide avec lequel il parle de sa propre patrie, prouve bien que ce n'est ici que le sommaire très imparfait d'un grand ouvrage. (40) - L'isle de Rhodes, appelée originairement Ophiusa, ou l'isle aux serpents, fut, pour ainsi dire, le berceau du commerce et de la marine. On connaît et ses lois maritimes, et les nombreuses colonies qu'elle a établies en Italie, en Sicile et jusques aux pieds des Pyrénées. Elle a produit beaucoup d'artistes et de gens de lettres. Son colosse, a. soixante-dix coudées de haut, entre les jambes du quel les vaisseaux passaient avec leurs mâts, est l'une des sept merveilles du monde. (41) - Il manque ici quelque chose dans le texte, qui d'ailleurs n'est pas fort clair. (42) - Si le texte de Scylax n'est pas corrompu ici, il paraîtrait que les Phéniciens et les Tyriens formaient deux peuples distincts, et que chacun d'eux avait le siège de son gouvernement dans une ville appelée Tyr. L'une de ces villes était éloignée de la mer de huit stades, et l'autre de quatre. Je n'ai vu nulle part qu'ici ce fait historique. Tout ce qui suit est d'ailleurs fort obscur; et les anciens manuscrits sont ici fort mutilés. (43) - Ici était, sans doute, la description des bouches du Nil mais ce morceau est perdu
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