FEMAR BEN FINTÁIN

Les personnages celtes
Nom: Femar ben Fintáin
Forme génitive: Femair / Feamhair
Peuple: peuple de Cessair
Rôle: Épouse de Fintán
Étymologie: herbe aquatique (?) : la grasse, l'engraissée (?)
Prononciation: fé-var : /ˈfʲevar/
Attesté(e): Lebor Gabála Érenn
Événement: Première conquête de l'Irlande avant le déluge

Femar ben Fintáin (Femar, épouse de Fintán) / Femair / Femmair — Personnage de la mythologie irlandaise apparaissant dans le Lebor Gabála Érenn (LGE II, , §197). Elle fait partie des quarante-neuf filles qui accompagnent Cessair ingen Betha, lors de son arrivée en Irlande. Elle est également l’une des dix-sept femmes de Fintán. Elle est citée aux côtés d’Abba, Alla, Cessair, Cipir, Fáilbe, Foroll, Fróechar, Lot, Luam, Mail, Mar, Sille, Raichne, Tam, Tamall et Torrian, parmi les femmes associées à Fintán. Après la mort de Ladra, huit de ses femmes reviennent auprès de Fintán, sans que leurs noms soient précisés. À la mort de Bith, les cinquante femmes doivent revenir à Fintán, qui, effrayé par leur nombre, prend la fuite. Cessair meurt alors de chagrin. Le récit ne précise toutefois pas les circonstances de la mort de Femar et des autres femmes. Il est seulement indiqué qu’à la suite des événements qui frappent les compagnons de Cessair, Fintán est le seul survivant. Femar et les autres femmes meurent donc vraisemblablement avant ou pendant le Déluge, sans que les textes conservés permettent de déterminer précisément leur destin individuel. Le vieil-irlandais femar désigne un plante aquatique (eDIL, fem(m)ar), ce qui paraît peu satisfaisant comme étymologie d’un nom propre. Une autre possibilité serait de rapprocher ce nom d’un terme signifiant « gras, engraissé », sens qui conviendrait davantage à un anthroponyme ou à un sobriquet. Cette interprétation demeure toutefois hypothétique et n’est pas clairement établie. Macalister souligne par ailleurs que les nombreuses allitérations et assonances qui caractérisent cette liste de noms suggèrent, selon lui, une composition artificielle sous sa forme actuelle. Les nombreuses variantes textuelles montrent également que la liste nous est parvenue sous une forme fortement altérée (Macalister, 1939, p.246). Ces observations invitent donc à la prudence avant de proposer une étymologie assurée de Femar/Femair.


Poème XXV
(Macalister, 1939, pp.226-227)

Nous fîmes entre nous un juste partage,
moi-même, Bith et le hardi Ladra ;
il fut fait dans un esprit de paix et de raison,
pour ce qui concernait les cinquante magnifiques jeunes femmes.

J’en pris dix-sept, Cessair comprise :
Lot, Luam, Mail, Mar, Fróechar, Femar, Fáible, Foroll,
Cipir, Torrian, Tamall, Tam, Abba, Alla, Raichne, Sille :
voilà le compte de celles qui étaient alors avec nous.

Bith en prit dix-sept, avec Barrfind :
Sella, Della, Duib, Addeós, Fotra, Traige, Nera, Búana,
Tamall, Tanna, Nathra, Léos, Fodarg, Rodarg, Dos, Clos :
qu’on l’entende bien : voilà celles qui étaient alors avec nous.

Puis seize revinrent à Ladra :
Alba, Bona, Albor, Ail, Gothiam, German, Aithne,
Inde, Rodarg, Rinne, Inchor, Ain, Irrand, Espa, Sine, Samoll :
telle était notre belle compagnie.



Sources:
• R.A.S. Macalister, (1939) - Lebor Gabala Erenn. The Book of the Taking of Ireland II
• Electronic Dictionary of the Irish Language (http://www.dil.ie.\)
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique