CAEPIO PILLE LE TERRITOIRE DES VETTONS ET DES CALLAÏQUES [-140]

Caepio pille le territoire des Vettons et des Callaïques (140 av. J.-C.)

Viriathe avait conclu un traité avec Rome sous le consulat de Quintus Fabius Maximus Servilianus, qui reconnaissait sa position et faisait de lui un allié du peuple romain. Lorsque Quintus Servilius Caepio lui succéda, il jugea cet accord inacceptable et obtint progressivement du Sénat l'autorisation de reprendre les hostilités sous divers prétextes.

La guerre finit par reprendre. Devant des forces romaines trop nombreuses, Viriathe abandonne la ville d’Arsa, qui est prise par Caepio. Il évite d’engager une bataille dans des conditions défavorables et organise une retraite stratégique en envoyant la majeure partie de son armée par un passage dissimulé, tout en maintenant une position apparente sur une colline afin de tromper l’ennemi. Une fois ses troupes mises en sécurité, il les rejoint rapidement, échappant à ses poursuivants grâce à cette manœuvre. Pendant ce temps, Caepio détourne ses opérations vers les Vettons et les Callaïques, dont il ravage les territoires.


Sources littéraires

Appien, Ibérique, 70 : "La paix ne fut pas de la longue durée. Cæpio, frère du Servilianus qui l'avait conclue, et son successeur, n'étaient pas d'accord avec ce traité, et écrivirent à Rome qu'il était vraiment indigne de la dignité du peuple romain. Le Sénat l'autorisa d'abord à gêner Viriathe comme il le voulait, s'il le faisait secrètement. Il persista à envoyer sans arrêt des lettres. Il obtint de rompre le traité et de reprendre ouvertement les hostilités contre Viriathe. Quand la guerre fut ouvertement déclarée, Caepio prit la ville d'Arsa que Viriathe avait abandonnée, et poursuivit Viriathe, qui s'était sauvé et avait détruit tout sur sa route, jusqu'à la Carpetanie, les forces romaines étant beaucoup plus fortes que les siennes. Viriathe considérant qu'il était imprudent de s'engager dans une bataille à cause de l'infériorité de son armée, ordonna à la plus grande partie de son armée de faire retraite par un défilé caché alors qu'il déployait le reste sur une colline comme s'il avait l'intention de combattre. Quand il jugea que ceux qu'il avait fait partir auparavant avait atteint un endroit sûr, il se hâta vers eux avec un tel mépris de l'ennemi et une telle rapidité que ses poursuivants ne comprirent pas par où il était allé. Caepio se retourna contre les Vettons et les Callaiques et pilla leurs champs. "

Sources:
• Julien Quiret pour l'Arbre Celtique
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique