| MALADIE DE CÚCHULAINN ET L'UNIQUE JALOUSIE D'EMER | ||||||||||||||
Résumé
Ah ! Cú Chulainn, qui es encore sous la maladie,
Dis où demeure Celui, la Main-sur-l’Épée,
Labraid, qui de la rapidité est le fils,
Salut ! car le guide,
Salut ! l’homme qui tient l’épée, le rapide au combat !
Bienvenue ! rapide Labraid,
Labraid ! salut à toi !
Ô mon épouse ! aucune vantardise ni aucun orgueil n’est en moi ;
[À ce point se produit l’interruption dans le récit indiquée dans la préface, ainsi que la description de la Fête du Taureau au cours de laquelle Lugaid aux Bandes Rouges est élu roi de toute l’Irlande ; on trouve également l’exhortation que Cú Chulainn, supposé être couché sur son lit de maladie, adresse à Lugaid concernant les devoirs d’un roi. Après cette insertion, qui n’a aucun véritable lien avec l’histoire, le récit lui-même reprend, mais à partir d’un autre point, car le fil est repris à l’endroit où Cú Chulainn s’est effectivement réveillé de sa transe, mais se trouve encore sur son lit de maladie ; le message d’Angus semble avoir été donné, mais Cú Chulainn ne paraît pas avoir rencontré Lí Ban une seconde fois, ni avoir envoyé Laeg pour s’en enquérir. Ethne a disparu de la scène en tant que personnage agissant ; sa place est prise par Emer, la véritable épouse de Cú Chulainn ; et tout le style du récit s’améliore tellement que, même sans le désaccord entre les deux versions, nous pourrions voir que nous avons ici deux récits fondés sur la même légende, mais dus à deux mains différentes, la fin du premier et le début du second étant également perdus, et la lacune étant comblée par l’histoire de l’élection de Lugaid.]
Il ne convient pas aux héros gisant
Laeg ! toi qui souvent la colline des fées
Lève-toi, ô toi le héros d’Ulster !
La demeure de Labraid est un lac pur, où
Je suis allé joyeusement à travers des régions,
J’ai vu une terre d’une noble forme et splendide,
La plaine de Fidga, où le festin se rassemble,
Salut à Cú Chulainn !
« De ma main partit un dard, alors que je lançai mon trait,
Laeg ! regarde derrière toi !
« N’aie aucune crainte », dit Cú Chulainn, « tu ne rencontreras aucun ennemi ;
J’évite ta présence, ô dame, comme les héros
Un puissant besoin me presse,
Voici le Fils des Peuples de la Mer qui s’approche des plaines
| ||||||||||||||