LETTRES ET LEURS PRONONCIATIONS

La langue gauloise (et autres langues celtiques de l'antiquité)

Les mots gaulois qui nous sont parvenus essentiellement en alphabet latin se lisent selon des conventions de prononciation qui ne correspondent pas nécessairement à celles du français moderne.

• C se prononce toujours comme un « K », quelle que soit la voyelle qui suit, y compris devant E et I.

• E se prononce généralement comme un « É ».

• G conserve toujours sa valeur vélaire, comme dans « gare », jamais comme dans « girafe ».

• Q se prononce comme « kw », et non comme un simple « k ». Cette lettre reste toutefois rare dans les inscriptions gauloises. (Voir « Celtique en P, celtique en Q ».) (Voir "Celtique en 'P', celtique en 'Q')

• U et V peuvent noter une valeur vocalique ou consonantique correspondant, selon les contextes, au son « ou » ou à une articulation proche de celui-ci.

Exemple : « Vercingétorix » se prononce approximativement « Ouér-Kin-Gué-To-Rix »


Il convient également de noter que la longueur des voyelles n'est généralement pas indiquée dans les graphies transmises.

Les consonnes géminées (doubles) indiquent une consonne longue, dont la durée d'articulation est supérieure à celle d'une consonne simple. Contrairement à certaines particularités du français, le redoublement ne modifie pas la nature du son consonantique : il en marque essentiellement la durée.


Sources:
• Pierre Crombet pour l'Arbre Celtique