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Vous êtes dans Approfondissements > Les divinités celtiques / Inventaire des textes anciens / Jupiter - Zeus
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Approfondissements : les divinités celtiques

Jupiter / Zeus



  • Ordéric Vital, Histoire de Normandie (Histoire ecclésiastique), II, trad. M. Guizot, Caen, 1826, p. 337

Le pieux prélat [saint Martial], de retour de Mortagne, regagna Limoges, et se rendit ensuite en un bourg nommé Assi [Aixe-sur-Vienne ?]. Il y avait là un idole de Jupiter, très révérée des païens ; et une grande multitude de malades souffrant de différentes infirmités se trouvaient en ce lieu. A l'arrivée de Martial, le démon devint muet ; mais, à la demande de habitants, l'homme de Dieu lui commanda de sortir de la statue, de la briser, et de se rendre visible aux peuples. Aussitôt il sortit de cette idole comme un petit enfant noir, plus sombre que la suie, dont les cheveux noirs aussi, et très épais tombaient jusqu'à ses pieds : il lui sortait de la bouche et des yeux une flamme ardente et fétide. Le saint fit voir aux peuples quel était celui qu'ils avaient adoré comme leur seigneur, et ordonna à ce démon de briser la statue, et d'en réduire en poussière les fragments. Depuis ce moment il ne reparut plus nulle part. Alors le vénérable évêque fit rassembler autour de lui tous les malades ; et, ayant fait le signe de croix, il les guérit au nom de Dieu, et baptisa ensuite tous ceux qui demeuraient en ce lieu.




  • Maxime de Tyr, Dissertation, VIII, 8, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

Les Celtes rendent un culte à Zeus, mais l'image de Zeus, chez les Celtes, est un grand chêne.




  • Valerius Flaccus, Argonautiques, VI, trad. JJA Caussin de Perceval, 1835, Paris, Panckoucke.

Plus loin, sous la conduite de Phalcès, les Coralli, couverts d'airain, portent pour enseignes de roues, des hérissons dont le dos est orné de pointes de fer, et de petites colonnes tronquées, vrais simulacres de Jupiter.




  • Jules César, La guerre des Gaules, VI, 17, trad. Germaine Roussel, 1963, Paris, 10/18.

Le dieu qu'ils honorent particulièrement est Mercure: ses statues sont fort nombreuses; ils lui attribuent l'invention de tous les arts; ils en font le dieu qui indique au voyageur la route à suivre et qui le protège, celui aussi qui peut le plus leur faire gagner de l'argent et protéger le commerce. Après Mercure, ils mettent Apollon, Mars, Jupiter et Minerve. Ils se font à peu près la même idée de ces dieux que les autres peuples: Apollon guérit les malades, Minerve enseigne les éléments des travaux et des métiers, Jupiter est le maître des dieux, Mars est le dieu de la guerre. C'est à ce dieu, quand ils ont pris la décision de se battre, qu'ils promettent généralement leur butin; après la victoire, ils lui sacrifient le butin vivant et entassent le reste en un seul endroit. Dans nombre de cités, on peut voir des tertres, formés de ces dépouilles. dans des lieux consacrés. Il est très rare, qu'au mépris de la religion, quelqu'un ose cacher chez lui son butin ou le distraire de l'ensemble consacré: une mort terrible, dans les tortures, est réservée à ce crime.




  • Scholies bernoises sur Lucain, La guerre civile

à I 445 : Sanguine diro Teutates horrensque feris altare) Mercure est appelé dans la langue des Gaulois Teutates, celui que est honoré par du sang humain. Teutates ainsi est appelé Mercure qui est honoré chez les Gaulois par des victimes humaines. Ainsi est honoré Mercure Teutates chez les Gaulois : un homme est précipité tête en avant dans un tonneau plein afin qu'il suffoque. Esus Mars est honoré de cette façon : un homme est suspendu dans un arbre jusqu'à ce que ses membres se détachent. Taranis Dis Pater est honoré de cette façon : quelques hommes sont brûlés dans un baquet en bois. Nous trouvons cela exposé d'une manière différente chez d'autres auteurs. Teutates Mars est honoré d'un sang terrible, soit parce que les batailles sont organisées par la divinité selon sa propre inspiration divine, soit parce que les Gaulois jadis étaient accoutumés à immoler pour d'autres dieux des hommes aussi. Ils croient en un Esus Mercure, si celui est honoré par les commerçants, et ils tiennent Taranis Jupiter pour le dieu qui préside à la guerre, et des plus grands dieux du ciel ; il était accoutumé jadis à recevoir en offrande des têtes humaines, maintenant il se contente de bétail.




  • Annotations sur Lucain, La guerre civile.

à I 446 : et Taranis) ordo : et quibus placatur Taranis diro sanguine laetantur hic converti proelia. Taranis Juppiter dictus a Gallis, qui sanguine litatur humano.




  • Gloses sur Lucain, La guerre civile. Manuscrit de Cologne, cod. 199

à I 446 : Tharanis Juppiter. Hi omnes in Teutonicis partibus colebantur a taranu. Ut feria teutonice dicitur.




  • Strabon, Géographie, XII, 5

Ils [les Trocmes] ont trois garnisons fortifiées: Tavium, le marché du peuple dans cette région, où il y a une statue colossale en bronze de Zeus, avec son enceinte sacré, lieu de refuge [...]




  • Sulpice Sévère: Vie de saint Martin, 22, 1, trad. Jacques Fontaine, 1996, Paris, Cerf.

Fréquemment, le diable, dans ses tentatives pour se jouer du saint homme par mille artifices nuisibles, se manifestait à sa vue sous les formes les plus diverses. Car il se présentait à lui en métamorphosant son visage, parfois sous les traits de Jupiter, la plupart du temps en Mercure, souvent même en Vénus et en Minerve.




  • Sulpice Sévère: Dialogues sur les miracles de saint Martin, II, 13, trad. Paul Monceaux, 1996, Paris, Cerf.

Quant aux démons, dès qu'ils venaient vers lui, Martin apostrophait chacun d'eux par son nom. Il souffrait surtout des attaques de Mercure; mais Jupiter, il le traitait de brute stupide.




  • Vie de saint Taurin, IX, trad. J.-B. Mesnel, dans Vies des saints du diocèse d'Evreux, 1914, Evreux.

La renommée du bienheureux arriva jusqu'à Licinius. Il l'envoya chercher et se le fit présenter dans sa villa de Gisacus [Gisay, non loin du Vieil-Evreux, temple de Gisacus].
[…]
Taurin : Où sont-ils, tes Dieux ?
Licinius : Les voici.
Taurin : Comment les appelles-tu ?
Licinius : Celui d'or, c'est Jupiter, celui d'argent, c'est Mercure.
Taurin : Et qui a fait ces images ?
Licinius : Je les ai fait faire.
Taurin : Pourquoi ne marchent-ils pas comme toi même ; dis moi qui t'as fait ?
Licinius : Mon Dieu.
Taurin : Ne viens-tu pas de me dire que tu l'as toi-même fait faire ? Pourquoi le tenir enfermé dans un écrin ? Si c'est lui qui t'a fait, pourquoi ne te garde-t-il pas ?




  • Vie de saint Taurin, VIII, trad. J.-B. Mesnel, dans Vies des saints du diocèse d'Evreux, 1914, Evreux.

Ensuite l'illustre pontife du Seigneur s'adressant au peuple lui demanda quel dieu il voulait servir ? Ils répondirent à haute voix : Que celui-là soit brûlé vif qui voudra adorer un autre Dieu que celui que tu adores et au nom duquel tu as ressuscité une morte. Entendant ces paroles, le bienheureux homme rendit grâces à Dieu et dit au peuple : Allons à votre Déesse. Comme on entrait dans le temple de Diane, le bienheureux Taurin dit : Voici votre Déesse, demandez-lui de venir à votre secours. Les prêtres de Diane se prosternèrent et se mirent à crier : Reine du ciel, sainte Déesse, invincible Diane, viens-nous en aide et venge-toi de ce magicien. Le démon, qui était caché à l'intérieur, répondit : Cessez, malheureux, cessez de m'invoquer ; depuis que cet homme, serviteur du Dieu très haut, est entré dans la cité, je suis enchaîné avec des liens de feu et je n'oserais même pas parler, s'il ne me l'ordonnait. Ensuite le saint homme dit au peuple : Voici celle que vous adoriez. Voulez-vous être les serviteurs de Diane, qui fut l'épouse de son frère Jupiter […] ?
[…]

Ensuite ayant fait disparaître du temple de Diane toutes les impuretés des idoles, il le consacra en l'honneur de Sainte Marie Mère de Dieu.




  • Césaire d'Arles, Sermons, LXXXVI, trad. Dag Norberg, in Manuel pratique de latin médiéval, 1980, Paris, Picard.

Exhortez toujours, je le répète, vos fils et toutes vos familles à mener une vie chaste, pieuse et sobre, incitez-les aux bonnes œuvres par vos exemples aussi bien que par vos exhortations. Surtout, où que vous soyez, chez vous ou en voyage, dans un festin ou dans la solitude, n'ayez jamais à la bouche de paroles indécentes ou obscènes, mais plutôt invitez sans cesse vos voisins et vos proches à rechercher la correction et l'honnêteté dans leurs propos, de peur que leur langue, qui devrait louer Dieu, ne leur inflige des blessures, s'ils calomnient et médisent, s'ils dansent et entonnent des chansons impudiques et obscènes pendant les fêtes sacrées. Car ils sont des malheureux, des misérables ceux qui dansent sans crainte et sans rougir juste devant les églises des saints. Même s'ils viennent à l'église chrétiens, ils s'en retournent païens, car la coutume de danser est un reste du culte païen. Vous voyez déjà ce que vaut ce chrétien qui, venu à l'église pour prier, néglige la prière et n'hésite pas à proférer les formules sacrilèges des païens; demandez-vous tout de même, mes frères, s'il est juste que de cette bouche chrétienne où pénètre le corps du Christ, il sorte une chanson obscène, une espèce de poison diabolique. Surtout, faites à autrui ce que vous voudriez qu'on vous fît et ne faites à personne d'autre ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît. En exécutant ce commandement, vous pouvez délivrer votre âme de tout péché, car même celui qui ne sait pas lire peut avoir ces deux commandements présents à l'esprit et, avec l'aide de Dieu, il peut et il doit les réaliser dans sa vie.

J'ai beau être persuadé que, guidés par Dieu, vous avez su corriger et faire disparaître de ces lieux cette coutume funeste, reste du culte impie des païens, toutefois si vous connaissez encore des gens qui se chargent de la plus repoussante des souillures en se déguisant en vieille femme ou en cerf, réservez-leur un châtiment si sévère qu'ils se repentent d'avoir commis un sacrilège. Et si vous savez que certains ont gardé l'habitude de pousser des hurlements quand la lune est à son déclin, tancez-les eux-aussi, en leur montrant qu'ils commettent un péché grave en s'imaginant qu'ils peuvent, par leurs hurlements ou leurs maléfices d'une audace sacrilège, secourir la lune qui s'obscurcit aux temps fixes selon la volonté de Dieu. Et si vous voyez encore quelques-uns adresser des vœux aux fontaines ou aux arbres ou interroger, comme nous l'avons dit, des magiciens, des devins ou des enchanteurs, ou suspendre à leur cou, ou au cou de leurs proches, des amulettes diaboliques, des caractères magiques, des herbes ou des pièces d'ambre, blâmez-les avec la dernière sévérité, en leur disant que tous ceux qui commettent ce péché perdent le sacrement du baptême. Nous avons aussi entendu dire qu'il y a des hommes et des femmes aveuglés à tel point par le diable que le cinquième jour de la semaine les hommes ne travaillent pas dans les champs et les femmes ne filent pas la laine, et nous affirmons devant Dieu et ses anges que tous ceux qui agissent ainsi seront, s'ils ne corrigent pas cette idolâtrie si grave par une longue et dure pénitence, condamnés à brûler là où le diable brûlera. Car ces malheureux, ces misérables qui en l'honneur de Jupiter s'abstiennent de travailler le cinquième jour s'adonnent certainement aux mêmes travaux le dimanche, sans honte et sans inquiétude. Châtiez donc très sévèrement tous ceux qui à votre connaissance vivent ainsi. S'ils ne veulent pas se corriger, ne leur parlez pas et ne mangez pas avec eux. S'ils vous appartiennent, vous devez même les fouetter afin que ceux qui ne pensent pas au salut de leur âme craignent au moins la meurtrissure de leur corps. Nous autres, chers frères, nous vous avertissons avec la sollicitude d'un père, connaissant bien notre propre péril. Si vous voulez nous écouter, vous nous causez une grande joie, et vous parviendrez heureusement au royaume des cieux. Que celui qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit au siècle des siècles daigne nous accorder ce don. Amen.




  • Karlomanni principis capitulare Liptinense (an 743), trad. Edouard Salin, La civilisation mérovingienne, 1959, Paris, Picard.

Confirmant une ordonnance de son Père, [Carloman] décrète que quiconque aura, en quelque manière, observé les coutumes païennes, sera condamné à une amende de quinze sous...

IL - Récapitulation des superstitions et des coutumes païennes.
" Des sacrilèges commis auprès des sépultures.
" Des sacrilèges commis au-dessus des défunts, cela se nomme dadsisas.
" Des obscénités accomplies en février.
" Des Petites maisons : cela se nomme fanis
" Des sacrilèges commis dans les églises.
" Du culte des forêts que l'on nomme Nimidas
" De ce que l'on lait au-dessus des pierres.
" Des cultes de Mercure et de Jupiter.
" Des sacrifices offerts à l'un des saints.
" Des phylactères et des cordons en bandages.
" Des sacrifices aux fontaines.
" Des incantations.
" Des présages tirés soit des excréments ou des oiseaux ou des chevaux a ou des boeufs, ou des éternuements.
" Des devins ou des sortilèges.
" Du feu allumé par frottement du bois, cela se nomme nodfyr
" De la cervelle des animaux.
" Des présages païens tirés du foyer ou avant d'entreprendre quelque affaire.
" Des lieux mal famés que l'on honore comme sacrés.
" De la demande que les fidèles adressent des invocations à sainte Marie.
" Des fêtes en l'honneur de Jupiter ou de Mercure.
" De l'éclipse de lune que l'on nomme Vinceluna.
" Des tempêtes et des cornes et des limaces.
" Des sillons tracés autour des habitations.
" De cette course païenne qu'ils appellent Yrias, vêtements ou chaussures déchirés.
" De ce que certains font, pour eux-mêmes, de défunts quelconques, des saints.
" Des images faites de farine répandue.
" Des images faites de tissus.
" De l'image qu'ils portent à travers la campagne.
" Des pieds et des mains faits de bois suivant le rite païen.




  • Chronique de Novalaise, III, 17

Sur le plateau existait autrefois un temple dédié à un certain Cacus, sans doute Jupiter (ad honorem cuiusdam Caci dei, scilicet Iovis)
[Charlemagne, se rendant en Italie en 773, remarque à Montgenèvre les vestiges d'un temple en grand appareil dédié à Cacus, dieu assimilé à Jupiter].




  • Passion de saint Felix, Fortunat et Achille, ASS, 23 Avril, 99 F

Aussitôt, pleins d'une ardeur généreuse, ils [Félix, Fortunat et Achille] s'empressent d'accomplir les préceptes du ciel ; ils sortent de la prison, parcourent la ville [Valence], et, ouvrant les portes des temples, ils réduisent en poussière, à coups de marteau, la statue de Jupiter, formée d'un ambre [electri] riche et brillant, et brisent de même les idoles de Mercure et de Saturne.




  • SS. Tiberii et sociorum passio prior, 10, ASS 10 novembre, t. IV, 405-408.

Sanctus Thiberius dixit : " Vis salvus esse, pater ? "
Heleas dixit : " Volo, fili. "
Beatus Thiberius dixit : " Abnega Iovem, Herculem, Minervam et Apollinem. "
[Heleas dixit] : " Quomodo abrenuntio ? "
Beatus Thiberius dixit : " Scio qud obduratum est cor tuum ; sed propter istum populum stantem faciam tibi misericordiam. "

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