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Approfondissements : le druidisme

Le culte de l'eau et des sources



  • Concile d'Arles, 442-506, c. 23, trad. Christine Delaplace, " Les origines des églises rurales ", Histoire et Sociétés Rurales, n°18, p. 26

Un évêque ne doit pas permettre que dans son diocèse, les infidèles allument des torches ou bien vénèrent les arbres, les fontaines ou les rochers. S'il néglige de détruire ces habitudes, il sera rendu coupable de sacrilèges. Le maître du lieu ou le régisseur s'il se refuse, après avertissement, de remédier à cet état de choses, sera privé de la communion.




  • Suétone, Vie des douze César, 3, Vie de Tibère, 14, trad. E. Pessonneaux, 1868, Paris, Charpentier.

[...] il [Tibère] consulta, près de Padoue, l'oracle de Géryon, qui lui dit de jeter les dés d'or dans la fontaine d'Aponus, pour apprendre ce qu'il voulait savoir. Il le fit, et du coup il amena le nombre le plus élevé. On voit encore aujourd'hui ces dés dans l'eau.




  • Martial, Epigrammes, VI, 42, trad. Nisard, 1860, Paris, Firmin-Didot.

Il n'est point d'eaux aussi douces à ton corps; ni les sources d'Aponus [près de Padoue] interdite aux jeunes filles, ni la molle Sinuesse [...].




  • Panégyrique de Constantin, XXI-XXII, trad. Edouard Galletier, 1952, Paris, Les Belles Lettres.

C'est avec raison que tu [Constantin] as honoré ces temples augustes de dotations si riches qu'ils ne regrettent plus les anciennes offrandes et que tous les temples déjà semblent t'appeler de leurs vœux, en particulier celui de notre Apollon [le temple d'Aquae Nisinciis, aujourd'hui Saint-Honoré près d'Autun], dont les eaux brûlantes punissent les parjures que tu dois plus que personne détester.

Dieux immortels, quand nous accorderez-vous ce jour où cette divinité si bienfaisante [Constantin], après avoir partout établi la paix, viendra là-bas aussi visiter les bois sacrés d'Apollon, son temple vénéré et les bouches fumantes de ses fontaines, dont les eaux jaillissantes couvertes de buée par leur douce tiédeur sembleront sourire à tes yeux, Constantin, et s'offrir d'elles-mêmes à tes lèvres. Tu admireras sûrement là-bas aussi le sanctuaire de ta divinité protectrice et ces eaux chaudes issues d'un sol qui ne porte pas la moindre trace de feu : rien n'est désagréable dans leur saveur ou leurs émanations, mais au goût et à l'odorat elles rappellent la pureté des sources froides. Là encore tu feras des présents, tu établiras des privilèges, bref tu rendras son prestige à ma patrie en multipliant les marques de vénération pour le lieu même.




  • Ausone : Ord. urb. Nobil., 157-162.

Salve, fons ignote ortu, sacer, alme, perennis, vitree, glauce, profunde, sonore, inlimis, opace. Salve, urbis genius, medico potabilis haustu, Divona, Celtarum lingua, fons addite divis.




  • Synode diocésain d'Auxerre, canon 3, trad. Jean Gaudemet et Brigitte Basdevant, in Les canons des conciles mérovingiens (VIe-VIIe siècles), 1989, Paris, Cerf.

Il n'est pas permis de célébrer dans les maisons particulières des offrandes privées, ni des veillées pour les fêtes des saints ; ne de s'acquitter de vœux parmi les fourrés, ni au pied des arbres sacrés, ni près des sources ; mais si quelqu'un a fait un vœu, qu'il aille veiller à l'église et s'acquitte de ce vœu au profit de la matricule des pauvres ; et qu'il ne se permette aucunement de fabriquer des objets sculptés : soit un pied, soit un bonhomme de bois.




  • Concile de Tours II, canon 23, trad. Jean Gaudemet et Brigitte Basdevant, in Les canons des conciles mérovingiens (VIe-VIIe siècles), 1989, Paris, Cerf.

Nous avons appris, en vérité, qu'il se trouve certaines gens, adeptes de l'antique erreur, qui fêtent les Kalendes de janvier, alors que Janus fut un païen: c'était un roi, certes, mais il ne pouvait être Dieu. Or quiconque croit en un seul Dieu, le Père régnant avec le Fils et l'Esprit, ne peut être dit intégralement chrétien s'il observe, sur ce point-là, des usages du paganisme. Il y a aussi des gens qui, à la fête de la Chaire de saint Pierre, offrent des potages aux morts, et qui, rentrant à la maison après la messe, retournent aux erreurs des païens et prennent, après le Corps du Seigneur, des mets consacrés aux démons.

Nous conjurons tant les pasteurs que les prêtres de veiller attentivement à ce que, s'ils voient des gens persister dans cette sottise, ou accomplir auprès de je ne sais quelles pierres ou arbres ou sources, lieux choisis par les païens, des rites incompatibles avec l'esprit de l'Église, ils les chassent de l'église par leur sainte autorité et ne laissent pas participer au saint autel ceux qui gardent des observances païennes. Qu'y a-t-il en effet de commun entre les démons et le Christ ? C'est là ajouter aux délits qui méritent condamnation plutôt que les effacer.




  • Césaire d'Arles, Sermons, LXXXVI, trad. Dag Norberg, in Manuel pratique de latin médiéval, 1980, Paris, Picard.

Exhortez toujours, je le répète, vos fils et toutes vos familles à mener une vie chaste, pieuse et sobre, incitez-les aux bonnes œuvres par vos exemples aussi bien que par vos exhortations. Surtout, où que vous soyez, chez vous ou en voyage, dans un festin ou dans la solitude, n'ayez jamais à la bouche de paroles indécentes ou obscènes, mais plutôt invitez sans cesse vos voisins et vos proches à rechercher la correction et l'honnêteté dans leurs propos, de peur que leur langue, qui devrait louer Dieu, ne leur inflige des blessures, s'ils calomnient et médisent, s'ils dansent et entonnent des chansons impudiques et obscènes pendant les fêtes sacrées. Car ils sont des malheureux, des misérables ceux qui dansent sans crainte et sans rougir juste devant les églises des saints.

Même s'ils viennent à l'église chrétiens, ils s'en retournent païens, car la coutume de danser est un reste du culte païen. Vous voyez déjà ce que vaut ce chrétien qui, venu à l'église pour prier, néglige la prière et n'hésite pas à proférer les formules sacrilèges des païens; demandez-vous tout de même, mes frères, s'il est juste que de cette bouche chrétienne où pénètre le corps du Christ, il sorte une chanson obscène, une espèce de poison diabolique. Surtout, faites à autrui ce que vous voudriez qu'on vous fît et ne faites à personne d'autre ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît. En exécutant ce commandement, vous pouvez délivrer votre âme de tout péché, car même celui qui ne sait pas lire peut avoir ces deux commandements présents à l'esprit et, avec l'aide de Dieu, il peut et il doit les réaliser dans sa vie.

J'ai beau être persuadé que, guidés par Dieu, vous avez su corriger et faire disparaître de ces lieux cette coutume funeste, reste du culte impie des païens, toutefois si vous connaissez encore des gens qui se chargent de la plus repoussante des souillures en se déguisant en vieille femme ou en cerf, réservez-leur un châtiment si sévère qu'ils se repentent d'avoir commis un sacrilège. Et si vous savez que certains ont gardé l'habitude de pousser des hurlements quand la lune est à son déclin, tancez-les eux-aussi, en leur montrant qu'ils commettent un péché grave en s'imaginant qu'ils peuvent, par leurs hurlements ou leurs maléfices d'une audace sacrilège, secourir la lune qui s'obscurcit aux temps fixes selon la volonté de Dieu. Et si vous voyez encore quelques-uns adresser des vœux aux fontaines ou aux arbres ou interroger, comme nous l'avons dit, des magiciens, des devins ou des enchanteurs, ou suspendre à leur cou, ou au cou de leurs proches, des amulettes diaboliques, des caractères magiques, des herbes ou des pièces d'ambre, blâmez-les avec la dernière sévérité, en leur disant que tous ceux qui commettent ce péché perdent le sacrement du baptême.

Nous avons aussi entendu dire qu'il y a des hommes et des femmes aveuglés à tel point par le diable que le cinquième jour de la semaine les hommes ne travaillent pas dans les champs et les femmes ne filent pas la laine, et nous affirmons devant Dieu et ses anges que tous ceux qui agissent ainsi seront, s'ils ne corrigent pas cette idolâtrie si grave par une longue et dure pénitence, condamnés à brûler là où le diable brûlera. Car ces malheureux, ces misérables qui en l'honneur de Jupiter s'abstiennent de travailler le cinquième jour s'adonnent certainement aux mêmes travaux le dimanche, sans honte et sans inquiétude. Châtiez donc très sévèrement tous ceux qui à votre connaissance vivent ainsi. S'ils ne veulent pas se corriger, ne leur parlez pas et ne mangez pas avec eux. S'ils vous appartiennent, vous devez même les fouetter afin que ceux qui ne pensent pas au salut de leur âme craignent au moins la meurtrissure de leur corps. Nous autres, chers frères, nous vous avertissons avec la sollicitude d'un père, connaissant bien notre propre péril. Si vous voulez nous écouter, vous nous causez une grande joie, et vous parviendrez heureusement au royaume des cieux. Que celui qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit au siècle des siècles daigne nous accorder ce don. Amen.




  • Reginon de Prüm, De synodalibus causis et disciplinis exxlesiasticis, II, 5, trad. Pierre Riché in Ecoles et enseignement dans le Haut Moyen Age.

42. On doit demander s'il y a des magiciens, des aruspices, des devins, des enchanteurs.
43. Si. quelqu'un fait des vœux près des arbres, des fontaines, des pierres comme s'il s'agissait d'autels, s'il dépose une chandelle ou quelques présents comme si c'était un endroit sacré qui puisse déterminer le bien ou le mal.
Si quelque bouvier, berger ou chasseur prononce des incantations diaboliques sur le pain et les herbes et sur des ligatures impies, S'ils les cachent dans un arbre ou les jettent aux carrefours afin de délivrer les animaux de l'épidémie ou faire périr ceux du voisin.
46. Si quelqu'un a bu du sang ou a mangé quelque chose tué et lacéré par une bête.
48. Si quelqu'un a bu un liquide dans lequel une belette, une souris ou quelque animal impur s'est noyé.
51. Si quelqu'un suit la coutume des Kalendes de janvier qui est une invention païenne, s'il observe les jours, la lune, les mois, les heures et s'il croit que cela lui apportera du bien ou du mal.
52. Si quelqu'un commençant un travail prononce des paroles ou fait des gestes magiques, et non, comme l'Apôtre le demande, fait tout au nom du Seigneur. Nous ne devons pas invoquer les démons à notre aide mais Dieu. En récoltant les herbes médicinales il faut dire le Symbole et l'Oraison dominicale, rien d'autre.
55. Si quelqu'un chante la nuit sur les tombes des chants diaboliques et semble se réjouir de la mort et si on fait des veillées funèbres en dehors de J'église.
86. Il faut connaître les actions des confréries et des confraternités qui existent dans la paroisse.
87. Si on ose chanter et danser auprès des églises.
88. Si quelqu'un, entrant dans l'église, a l'habitude de bavarder, n'écoute pas attentivement les paroles divines et quitte l'église avant la fin de la messe.




  • Vie de Saint Domitien de Bugey, 1, 6, ASS, 1 juillet, vol. 1, 50D.

Igitur circumcirca illos perscrutantes locellos, fontes repererunt irriguos; inter quos unum invenientes maximum, Bebronnae indiderunt nomen; unde usque hodiernum diem Bebronnensis dicitur ille locus. [cette source nommée Bebronna, maintenant Brevon, est le lieu de l'assassinat de saint Rambert]




  • Vie de saint Domitien de Bugey, 2, 10, ASS, 1er Juillet, t. 1, 46.

Erat praeterea quidam vir, Latinus nomine, secundum secularem potentiam nobilissimus, in praedio suo, quod dicebatur pridem Calonia, a fonte, qui Calonna vocabatur, trahens vocabulum: sed hic vir cum esset potens, et inclytus, voluit a nomine suo fonti et villae trahi vocabulum; id est, a Latino fons Latinus, inde et villa Latiniacus, quae nomina usque in hordiernum diem et fons et villa retinent. [la source Calonna est le lieu de fondation d'un monastère par saint Domitien].




  • Magnobodus : Vita Maurilli, 2, ASS 13 septembre, t. 4, 72 D.

Audiens vir dei Maurilius, quod fanum esset antiquissimum in territorio civitatis Andecavae, loco, qui nominatur Calonna super litus Ligeris, ipsum fortiter expugnaturus incredulitatis fomitem, illuc constanter advenit.
[Saint Maurille se trouve près d'un fanum à un lieu nommé Calonna]




  • Egilbert : Vie de saint Ermenfred, 1, 4, ASS., 25 sept. tome VII, p. 117 D.

Deux sources, dont une s'appelait Cusa, et l'autre Ancia; on tira de la combinaison de ces deux termes le nom de Cusancia [Cousance, lieu d'installation de saint Ermenfred].




  • Vita et passio sancti Mononis, 2, ASS 18 octobre, volume VIII, 367 B.

Huic ergo Sancto Mononi jam memorato saepeque memorando, vigilias nocturnales, quibus Deo serviebat velut miles invictus, membra quieti panlulum resolventi, nuntius coelestis a Deo adfuit in hoc verbo: Mono, serve fidelis, coelorum possessor altissimus mandat tibi ut Galliam impiger adeas, locumque in silva, quae Arduenna nuncupatur, diligenter perquiras, cui nomen est Fridier, quam Nassania fons leviter irrigat: ubi reposationis tuae locum in corpore vindicalis, donce dies generalis examinis, percatoribus terribilis, arridebit justis, tibique una tui laboris mercedem redditures. [Nassania est le nom de la source à laquelle s'installe saint Mono].

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