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Approfondissements : le druidisme

Le culte des pierres et des montagnes



  • Concile d'Arles, 442-506, c. 23, trad. Christine Delaplace, " Les origines des églises rurales ", Histoire et Sociétés Rurales, n°18, p. 26

Un évêque ne doit pas permettre que dans son diocèse, les infidèles allument des torches ou bien vénèrent les arbres, les fontaines ou les rochers. S'il néglige de détruire ces habitudes, il sera rendu coupable de sacrilèges. Le maître du lieu ou le régisseur s'il se refuse, après avertissement, de remédier à cet état de choses, sera privé de la communion.




  • Martial, Epigrammes, I, 50, trad. Nisard, 1860, Paris, Firmin-Didot.

Le poète invite aux douceurs de la vie champêtre Licinianus partant pour l'Espagne.

Vous, dont les peuples de la Celtibèrie ne tairont pas le nom, vous, l'honneur de notre Espagne, vous verrez donc, Licinianus, la haute Bilbilis célèbre par ses eaux et par ses armes, le vieux Caunus couvert de neige, le sacré Vadavéron isolé au milieu des autres montagnes, les délicieux bosquets de la charmante Botrode, aimée de l'heureuse Pomone. Vous nagerez dans les eaux tièdes et lentes du Congedus, et dans les lacs, paisibles demeures des Nymphes; puis vous viendrez rafraîchir votre corps fatigué dans le lit peu profond du Salon, dans les eaux qui donnent au fer une trempe si solide.




  • Concile de Tours II, canon 23, trad. Jean Gaudemet et Brigitte Basdevant, in Les canons des conciles mérovingiens (VIe-VIIe siècles), 1989, Paris, Cerf.

Nous avons appris, en vérité, qu'il se trouve certaines gens, adeptes de l'antique erreur, qui fêtent les Kalendes de janvier, alors que Janus fut un païen: c'était un roi, certes, mais il ne pouvait être Dieu. Or quiconque croit en un seul Dieu, le Père régnant avec le Fils et l'Esprit, ne peut être dit intégralement chrétien s'il observe, sur ce point-là, des usages du paganisme. Il y a aussi des gens qui, à la fête de la Chaire de saint Pierre, offrent des potages aux morts, et qui, rentrant à la maison après la messe, retournent aux erreurs des païens et prennent, après le Corps du Seigneur, des mets consacrés aux démons. Nous conjurons tant les pasteurs que les prêtres de veiller attentivement à ce que, s'ils voient des gens persister dans cette sottise, ou accomplir auprès de je ne sais quelles pierres ou arbres ou sources, lieux choisis par les païens, des rites incompatibles avec l'esprit de l'Église, ils les chassent de l'église par leur sainte autorité et ne laissent pas participer au saint autel ceux qui gardent des observances païennes. Qu'y a-t-il en effet de commun entre les démons et le Christ ? C'est là ajouter aux délits qui méritent condamnation plutôt que les effacer.




  • Reginon de Prüm, De synodalibus causis et disciplinis exxlesiasticis, II, 5, trad. Pierre Riché in Ecoles et enseignement dans le Haut Moyen Age.

42. On doit demander s'il y a des magiciens, des aruspices, des devins, des enchanteurs.
43. Si. quelqu'un fait des vœux près des arbres, des fontaines, des pierres comme s'il s'agissait d'autels, s'il dépose une chandelle ou quelques présents comme si c'était un endroit sacré qui puisse déterminer le bien ou le mal.
Si quelque bouvier, berger ou chasseur prononce des incantations diaboliques sur le pain et les herbes et sur des ligatures impies, S'ils les cachent dans un arbre ou les jettent aux carrefours afin de délivrer les animaux de l'épidémie ou faire périr ceux du voisin.
46. Si quelqu'un a bu du sang ou a mangé quelque chose tué et lacéré par une bête.
48. Si quelqu'un a bu un liquide dans lequel une belette, une souris ou quelque animal impur s'est noyé.
51. Si quelqu'un suit la coutume des Kalendes de janvier qui est une invention païenne, s'il observe les jours, la lune, les mois, les heures et s'il croit que cela lui apportera du bien ou du mal.
52. Si quelqu'un commençant un travail prononce des paroles ou fait des gestes magiques, et non, comme l'Apôtre le demande, fait tout au nom du Seigneur. Nous ne devons pas invoquer les démons à notre aide mais Dieu. En récoltant les herbes médicinales il faut dire le Symbole et l'Oraison dominicale, rien d'autre.
55. Si quelqu'un chante la nuit sur les tombes des chants diaboliques et semble se réjouir de la mort et si on fait des veillées funèbres en dehors de J'église.
86. Il faut connaître les actions des confréries et des confraternités qui existent dans la paroisse.
87. Si on ose chanter et danser auprès des églises.
88. Si quelqu'un, entrant dans l'église, a l'habitude de bavarder, n'écoute pas attentivement les paroles divines et quitte l'église avant la fin de la messe.




  • Vie de saint Domitien de Bugey, 2, 15, ASS 1 juillet, vol. 1, 47F.

Tunc Latinus: eremum , quam quaeris, usque ad petram quae Artemia dicitur, a dextra, seu laeva, sub intigrite tibi cedo: tantum et per tuam et tuorum sequentium licentiam, nos, et posteri nostri venandi licentiam habemus.




  • Vie de saint Samson, I, 48-49, trad. Pierre Flobert, 1997, Paris, CNRS Editions.

Or, un jour qu'il passait par un pays du nom de Tricurius [Trigg, en Cornwall], il entendit sur sa gauche, pour être exact, des gens qui, suivant le rite des bacchantes, célébraient en l'honneur d'un temple des jeux illusoires. Faisant signe à ses moines de s'arrêter sans faire de bruit et de prier Dieu en silence, il descendit lui-même de sa carriole et mit pied-à-terre puis, dirigeant ses regards vers les adorateurs du sanctuaire, il aperçut devant eux, sur le sommet d'une hauteur, une idole abominable qui se dressait. J'ai été moi-même sur cette colline et j'ai adoré et touché de la main le signe de la croix que saint Samson a gravé de sa main avec un instrument de fer sur la pierre levée. À ce spectacle, saint Samson, prenant avec lui deux moines seulement, se dirigea vers eux en toute hâte et les engagea doucement à ne pas vénérer un sanctuaire en délaissant le Dieu unique, créateur de l'univers, tandis que Vedianus, leur comte, se tenait avec eux. Comme ils faisaient valoir que ce n'était pas un mal de conserver sous la forme de jeux le paganisme de leurs parents, alors que les uns étaient furieux, les autres moqueurs et que quelques-uns, plus raisonnables, I'engageaient à partir, la puissance de Dieu se manifeste aussitôt aux yeux de tous. En effet un garçon, qui conduisait des chevaux dans une course, tomba de son cheval au galop sur le sol et, se rompant le cou dans sa chute, il ne resta plus que comme un corps presque sans vie sur la terre.

Mais tandis que ses proches pleuraient autour de lui, saint Samson dit: " Vous voyez que votre idole ne peut pas venir en aide à ce mort; mais si vous promettez de détruire complètement ce sanctuaire et de ne plus l'adorer, je remettrai en vie ce garçon, par l'intercession de Dieu. " Comme ceux-ci acceptaient, il leur ordonna de s'écarter un peu plus loin; priant sur le corps sans vie pendant environ deux heures, il rendit sain et sauf, sous les yeux de tous, celui qui avait expiré. Et à cette vue tous, d'un commun accord, avec leur comte déjà mentionné, tombèrent aux pieds de saint Samson et détruisirent complètement le sanctuaire.

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