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Vous êtes dans Approfondissements > Le druidisme / Rites et classe sacerdotale : inventaire des textes anciens / La doctrine sur l'âme
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Approfondissements : le druidisme

La doctrine sur l'âme



  • Jules César, La guerre des Gaules, VI, 13-14, trad. Germaine Roussel, 1963, Paris, 10/18.

Le point essentiel de leur doctrine c'est l'immortalité de l'âme. Ils enseignent qu'après la mort elle passe dans d'autres corps. Cette conviction, d'après eux, excite particulièrement au courage, en faisant mépriser la peur de la mort.




  • Jules César, La guerre des Gaules, VI, 18, trad. Germaine Roussel, 1963, Paris, 10/18.

Tous les Gaulois se prétendent nés de Dis Pater (le dieu de la mort). C'est, dit-on, la tradition des Druides. C'est pour cela qu'ils mesurent le temps non d'après le nombre des jours mais par celui des nuits: ils comptent les anniversaires, les débuts de mois et d'année en prenant la nuit pour point de départ.




  • Pomponius Mela, Chorographie, III, 2, 18, trad. Louis Baudet, 1843, Paris, Panckoucke.

Le seul dogme qu'ils [les druides] enseignent publiquement, c'est l'immortalité de l'âme et l'existence d'une autre vie: sans doute afin de rendre le peuple plus propre à la guerre. De là vient que les Gaulois brûlent et enterrent avec les morts tout ce qui est à l'usage des vivants, et qu'autrefois ils ajournaient jusque dans l'autre monde l'exécution des contrats ou le remboursement des prêts. Il y en avait même qui se précipitaient gaîment sur les bûchers de leurs parents, comme pour continuer de vivre avec eux.




  • Jamblique, Vie de Pythagore, 30, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

Encore aujourd'hui tous les Gaulois, les Triballes et la plupart des barbares persuadent à leurs fils que l'âme de ceux qui meurent n'est pas détruite, mais qu'elle subsiste ; qu'il ne faut pas redouter la mort, mais qu'il faut être plein d'énergie devant les dangers.




  • Valère Maxime, Des dits et faits mémorables, II, 6, 10-11, trad. T. Baudement, 1864, Paris, Firmin-Didot (collection Nisard).

Je quitte Marseille, et je remarque une ancienne coutume des Gaulois, qui, dit-on, se prêtaient souvent entre eux des sommes remboursables dans l'autre monde, tant ils étaient persuadés que nos âmes sont immortelles. Je les traiterais d'insensés, si l'opinion de ces porteurs de braies ne se retrouvait sous le manteau grec de Pythagore. La philosophie des Gaulois consacre l'avarice et l'usure; celle des Cimbres et des Celtibères, le courage et le dévouement. Ils tressaillaient d'allégresse dans les combats, qui leur offrait un moyen de sortir de la vie avec gloire et félicité. Malades, ils se désolaient d'être ainsi condamnés à une mort honteuse et misérable. Les Celtibères regardaient aussi comme une opprobre de survivre, dans une bataille, à celui qu'ils avaient juré de défendre au péril de leurs jours.




  • Lucain, La Guerre civile, I, 453-465, trad. A. Bourgery, 1926, Paris, Les Belles Lettres.

Selon vous [les druides] les ombres ne gagnent pas les demeures silencieuses de l'Erèbe et les pâles royaumes du Dis souterrain, un même esprit dirige nos membres dans un autre monde: la mort, si ce que vous chantez est réel, est le milieu d'une longue vie. Heureuse illusion des peuples que regarde l'Ourse: car la plus forte des craintes ne les saisit point, la terreur du trépas. De là des cœurs prompts à courir aux armes, des âmes capables de mourir, et le sentiment qu'il est lâche d'épargner une vie qui doit revenir.




  • Lucain, La Guerre civile, I, 448-450, trad. A. Bourgery, 1926, Paris, Les Belles Lettres.

Vous aussi, poètes dont les éloges conduisent à l'immortalité les âmes des braves enlevés par la guerre, vous avez semé sans crainte de nombreux chants, ô bardes, et vous, druides, vous avez repris loin des armes vos rites barbares et la coutume sinistre des sacrifices. A vous seuls est donné de connaître les dieux et les puissances du ciel, ou à vous seuls de les ignorer. Vous habitez des retraites écartées.




  • Horace, Odes, IV, 14, trad. M. Chevriau, 1878, Paris, Firmin-Didot (collection Nisard).

[...] la belliqueuse Ibérie, le Gaulois impassible devant la mort, obéissent à tes [Auguste] lois.




  • Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, V, 28, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

Ils invitent aussi les étrangers à leurs festins, et, après le repas, leur demandent qui ils sont, quel besoin les amène. D'habitude, pendant le repas, sur les premiers sujets venus ils en viennent à des disputent en paroles, puis à des provocations, enfin à des combats singuliers où l'on voit combien leur est indifférente la perte de la vie. C'est que chez eux a prévalu le dogme de Pythagore, selon lequel c'est un fait que les âmes des hommes sont immortelles, et qu'après un certain nombre d'années chaque ‚me revient à la vie en entrant dans un autre corps. C'est pourquoi aussi, pendant les funérailles, il en est qui jettent dans le bûcher des lettres écrites à leurs morts, comme si ces morts les devaient lire.




  • Annotations sur Lucain, La guerre civile.

à I 454 : Vobis auctoribus umbrae) hoc enim disputant animas ad inferos non ire, sed in alio orbe nasci.
à I 457 : Longe canitis si cognita vitae) longae vitae cognita, quia per longam vitam didicistis ; manifestum est enim senes esse sapientes propter aetatem.
à I 458 : Mors etc.) cum ab hoc orbe ad alium orbem transeunt.
Quos despicit arctos) ipsos druidas dicit.




  • Aristote, Ethique à Eudème, III, 1, 22-25.

Ainsi un homme n'est pas courageux s'il endure des épreuves extraordinaires à travers l'ignorance (par exemple si, à cause de la folie, il a supporté un coup de foudre), pas plus que s'il le fait à cause de la passion, tout en sachant l'importance du danger, comme les Celtes, qui, " prennent les armes et chargent contre les vagues " […].




  • Aristote, Ethique à Nicomaque, III, 7, 7.

[…] Mais nous devons considérer comme fou, ou bien insensible à la douleur, celui qui ne craint rien, " ni les tremblements de terre, ni les flots ", comme ils disent des Celtes […].




  • Strabon, Géographie, VII, 3, 8, trad. Raoul Baladié, 1989, Paris, Les Belles Lettres.

Ptolémée, fils de Lagos, rapporte qu'au cours de cette campagne, des Celtes des bords de l'Adriatique rencontrèrent Alexandre afin d'établir avec lui des rapports d'amitié et d'hospitalité. Le roi, qui les avait accueillis avec cordialité, leur demanda, dans les fumés du vin, ce qu'ils craignaient le plus, persuadé qu'ils allaient le désigner lui-même ; mais ils répondirent qu'ils n'avaient peur de personne, qu'ils craignaient seulement la chute du ciel sur leur tête, mais qu'ils plaçaient plus haut que tout l'amitié d'un homme comme lui.




  • Arrien, Anabase d'Alexandre, I, 4, 7.

Aux Celtes, il demanda ce qu'ils, de toutes les choses mortelles, ils craignaient le plus, souhaitant que sa propre grand nom soit parvenu aussi loin que chez les Celtes et au delà, et qu'ils aller avouer qu'ils le craignaient plus que tout. Leur réponse, toutefois, fut pour lui surprenante, car, vivant dans une région difficile, loin d'Alexandre, et voyant que son invasion était dirigée ailleurs, ils dirent que leur plus grande crainte était que le ciel leur tombe dessus. Il les déclara alors ses amis, conclut une alliance, et les renvoya chez eux, remarquant avec désinvolture : " Que ces Celtes sont hâbleurs ! "




  • Strabon, Géographie, IV, IV, 4, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

Ces druides, et d'autres comme eux, professent que les âmes sont impérissables, le monde aussi, mais qu'un jour pourtant règneront seuls le feu et l'eau.




  • Anonyme (VIIe-VIIIe siècle), Chrestomaties, IV, 14-16, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

Chez tous les Celtes, il y trois classes qui sont particulièrement honorées : les Bardes, qui sont des poètes d'hymnes, les Vates, sacrificateurs et interprètes de la nature, et les Druides qui, outre la science de la nature, étudient aussi la philosophie morale, et ont une grande réputation de justice. Ces Druides professent que les âmes sont impérissables, le monde aussi ; mais qu'un jour pourtant domineront le feu et l'eau.

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