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Approfondissements : le druidisme

Les rites de guerre



  • Polybe, Histoires, III, 52, 3, trad. Jules de Foucault, 1971, Paris, Les Belles Lettres.

Ceux [les Celtes] qui habitaient sur son [Hannibal] passage, ayant combiné une ruse en commun, s'avancèrent à sa rencontre avec des rameaux d'olivier et des couronnes - ce qui est, chez presque tous les barbares, symbole d'amitié, comme le caducée chez les Grecs.




  • Tacite, Annales, XIV, 29-30, trad. J.L. Burnouf, 1903, Paris, Hachette.

Après lui, les Bretons eurent pour gouverneur Suetonius Paullinus, que ses talents militaires et la voix publique, qui ne laisse jamais le mérite sans rival, donnaient pour émule à Corbulon. [...] L'île de Mona [Anglesey], déjà forte par sa population, était encore le repaire de transfuges: il se dispose à l'attaquer, et construit des navires dont la carène fût assez plate pour aborder sur une plage basse et sans rives certaines. Ils servirent à passer les fantassins; la cavalerie suivit à gué ou à la nage, selon la profondeur des eaux.

L'ennemi bordait le rivage: à travers ses bataillons épais et hérissés de fer, couraient, semblables aux Furies, des femmes échevelées, en vêtements lugubres, agitant des torches ardentes; et des druides, rangés à l'entour, levaient les mains vers le ciel avec d'horribles prières. Une vue si nouvelle étonna les courages, au point que les soldats, comme si leurs membres eussent été glacés, s'offraient immobiles aux coups de l'ennemi.




  • Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines, Discours XIV, 9, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

Quel mal pourront nous faire, quand nous marcherons ensemble, leurs épaisses chevelures et ce qu'il y a de dur dans leurs regards et de farouche dans leur physionomie ? et leurs bonds désordonnés et les mouvements de leurs armes qu'ils agitent dans le vide, et les bruits multipliés de leurs boucliers, et tout ce que leur forfanterie de barbares et de fous entasse de gestes et de cris dans leurs menaces à l'adresse de leurs ennemis, quel avantage tout cela peut-il bien donner à leurs attaques insensées ?




  • Tacite, Germanie, 45, trad. J. L. Burnouf, 1904, Paris, Hachette.

En revenant donc à la mer suévique [la Baltique], on trouve sur le rivage à droite les tribus des Estyens. Ils ont les usages et l'habillement des Suèves; leur langue ressemble davantage à celle des Bretons. Ils adorent la Mère des dieux. Pour symbole de ce culte, on porte l'image d'un sanglier: elle tient lieu d'armes et de sauvegarde; elle donne à l'adorateur de la déesse, fût-il entouré d'ennemis, une pleine sécurité.




  • Silius Italicus, La guerre punique, IV, 200, trad. Pierre Mirriconi et Georges Devallet, 1979, Paris, Les Belles Lettres.

Sarmenus [un Gaulois] succombe, lui qui faisait vœu, s'il était vainqueur, de te consacrer, Gradivus [Mars], ses cheveux et ses tresses, aussi blonds que l'or, avec l'agrafe étincelante qui les liait au sommet de sa tête.




  • Florus, Tableau de l'Histoire romaine de Romulus à Auguste, I, 20, trad. Paul Jal, 1967, Paris, les Belles Lettres.

Puis, sous le commandement d'Arioviste, ils [les Insubres] vouèrent à leur dieu Mars un torque qu'ils auraient pris à nos soldats. Mais Jupiter se chargea, à la place du dieu, d'exaucer leur vœu ; car ce fut avec leurs torques que Flaminius éleva un trophée d'or à Jupiter. Sous le règne de Viridomarus, ils avaient promis à Vulcain des armes romaines ; autre fut le résultat de leurs vœux, car, après avoir tué leur roi, Marcellus fut le troisième, après notre père Romulus, à suspendre des dépouilles opimes en l'honneur de Jupiter Férétrien.




  • Jules César, La guerre des Gaules, VI, 17, trad. Germaine Roussel, 1963, Paris, 10/18.

Le dieu qu'ils honorent particulièrement est Mercure: ses statues sont fort nombreuses; ils lui attribuent l'invention de tous les arts; ils en font le dieu qui indique au voyageur la route à suivre et qui le protège, celui aussi qui peut le plus leur faire gagner de l'argent et protéger le commerce. Après Mercure, ils mettent Apollon, Mars, Jupiter et Minerve. Ils se font à peu près la même idée de ces dieux que les autres peuples: Apollon guérit les malades, Minerve enseigne les éléments des travaux et des métiers, Jupiter est le maître des dieux, Mars est le dieu de la guerre. C'est à ce dieu, quand ils ont pris la décision de se battre, qu'ils promettent généralement leur butin; après la victoire, ils lui sacrifient le butin vivant et entassent le reste en un seul endroit. Dans nombre de cités, on peut voir des tertres, formés de ces dépouilles. dans des lieux consacrés. Il est très rare, qu'au mépris de la religion, quelqu'un ose cacher chez lui son butin ou le distraire de l'ensemble consacré: une mort terrible, dans les tortures, est réservée à ce crime.




  • Plutarque, Vie de César, XXVI, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

Il [César] semble pourtant avoir éprouvé d'abord quelque échec, et les Arubènes [Arvernes] montrent encore, suspendue dans un temple, une petite épée comme une dépouille de Caesar. Celui-ci, l'ayant vue lui-même plus tard, sourit, et comme ses amis ordonnèrent de l'ôter, il ne le permit pas, la regardant comme une chose sacrée.




  • Strabon, Géographie, IV, I, 12, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

On dit que les Tectosages faisaient partie de l'expédition contre Delphes, et que les trésors trouvés par le général romain Caepion chez eux, dans la ville de Toulouse, étaient une partie des richesses qui provenaient de ce pillage ; on dit aussi que ces gens-là y avaient ajouté des offrandes tirées de leurs propres maisons, pour les consacrer au Dieu et apaiser sa colère. Caepion, pour avoir mis la main sur ces trésors, aurait fini sa vie dans la misère, ayant été rejeté par sa patrie comme sacrilège et ayant laissé pour héritières des filles qui, à ce que rapporte Timagène, condamnées à la prostitution, moururent dans la honte.

La version de Posidonios est plus croyable : suivant lui, les richesses trouvées à Toulouse se montaient à quelque chose comme quinze mille talents, tant celles qui avaient été déposées dans les sanctuaires que celles qui avaient été jetées dans les lacs sacrés : c'étaient des matières qui n'avait reçu aucune façon, de l'or et de l'argent bruts ; le temple de Delphes, en ces temps-là, était déjà dépourvu de pareils trésors , pour avoir été pillé par les Phocidiens pendant la guerre sacrée. S'il y était resté quelque chose, bien d'autres mains se l'étaient partagé. Il n'était pas probable que ces étrangers fussent rentrés sains et saufs dans leur pays, étant tombés, après leur retraite de Delphes, dans la misère, et s'étant dispersés, les uns d'un côté, les autres de l'autre, à cause de leurs dissensions.

Mais, dit Posidonios et bien d'autres avec lui, comme la contrée est riche en or, que les habitants sont superstitieux et n'ont rien de somptueux dans leur genre de vie, il s'y était formé en maints endroits des trésors. Les lacs avaient été pour eux des lieux particulièrement sûrs où ils jetaient leur argent ou même leur or en lingots. Les Romains donc, s'étant rendus maîtres du pays, vendirent ces lacs comme parties du domaine de l'Etat, et plusieurs de ceux qui en avaient acheté y trouvèrent des masses d'argent battu, en forme de meules. A Toulouse, le temple était sacro-saint, profondément vénéré des peuples d'alentour : de là les richesses qui s'y étaient accumulées, en raison du grand nombre des offrandes et de la crainte qui empêchait d'y toucher.




  • Dion Cassius : Histoire romaine, XXVII, 90.

Toulouse, qui avait noué une alliance avec les Romains, mais s'était révoltée suite à l'espoir que suscitaient les Cimbres, au point d'avoir enchaîné les hommes de la garnison, fut soudainement investie, pendant la nuit, par les Romains, après qu'ils aient été introduits par leurs amis. Ils pillèrent les temples et y trouvèrent plus d'argent qu'ailleurs ; car l'endroit était riche depuis longtemps, contenant parmi d'autres choses, le fruit du pillage de Delphes que les Gaulois firent sous la conduite de Brennus. Aucun trésor d'importance fut rapporté par les Romains chez eux, mais les soldats eux-mêmes c'étaient approprié la plus grande part ; et pour cela un certain nombre d'entre eux fut amené à rendre des comptes.




  • Orose, Histoires, V, 15, 25, trad. Marie-Pierre Arnaud-Lindet, 1991, Paris, Les Belles Lettres.

Le proconsul Cépion, ayant pris une ville des Gaulois nommée Tolosa, enleva du temple d'Apollon cent mille livres d'or et cent dix mille d'argent. Comme il avait envoyé le trésor avec une escorte à Marseille, ville amie du peuple romain, ceux à qui il avait confié à garder et à convoyer ayant été tués en secret - comme certains l'attestent - on dit qu'il vola le tout criminellement. Il s'ensuivit également un grand procès à Rome.




  • Ammien Marcellin, Histoires, XXVII, 4, trad. personnelle.

Le territoire des Scordisques notamment, en faisait partie [de la Thrace], et il se rattache de nos jours à une province qui est en fait éloignée. Nos annales nous apprennent qu'elle était la brutale férocité de cette race, qui sacrifiait ses prisonniers à Mars et à Bellone, et buvait avec délice du sang dans des crânes humains.




  • Orose, Histoires, V, 16, 6, trad. Marie-Pierre Arnaud-Lindet, 1991, Paris, Les Belles Lettres.

Les ennemis [Cimbres, Teutons, Tigurins et Ambrons], maîtres des deux camps et d'un énorme butin, anéantirent tout ce dont ils s'étaient emparés dans un sacrifice expiatoire nouveau et insolite : les vêtements furent déchirés et abandonnés, l'or et l'argent jetés dans le fleuve [le Rhône], les cuirasses des combattants mises en pièces, les phalènes des chevaux détruites, les chevaux eux-mêmes noyés dans des tourbillons, les hommes pendus aux arbres par des lacets passés à leur cou, si bien que le vainqueur ne réalisait aucun butin, et que le vaincu ne connaissait aucune miséricorde.




  • Tite Live : Histoire romaine, XLI, trad.: Charles Nisard, 1869, Paris, Firmin-Didot.

Le butin qu'ils [les Ligures] ont fait à Modène devient l "objet de leur fureur ; ils font mourir leurs captifs qu'ils hachent en morceaux ; ils massacrent les bestiaux dans les temples, bien loin d'en faire des sacrifices réguliers ; puis rassasiés du sang des êtres vivants, ils s'en prennent aux choses inanimées et lancent contre les murs les vases de toute espèce, objet d'utilité plutôt que d'ornement et de luxe.




  • Elien, Histoire variée, XII, 23. trad. A. Lukinovich et A.-F. Morand, 1991, Paris, Les Belles Lettres.

J'entends dire que les plus téméraires des hommes sont les Celtes. Ils prennent comme thème de leurs chants les héros morts à la guerre. Non seulement ils combattent couronnés mais érigent aussi des trophées, tout à la fois pour glorifier leurs exploits et pour laisser, à la manière grecque, un souvenir de leur valeur guerrière. Ils considèrent que prendre la fuite est si honteux qu'ils évitent souvent de se précipiter hors des maisons qui s'écroulent, et ne le font pas même si elles brûlent et qu'ils sont cernés de tous côtés par le feu. Beaucoup de Celtes affrontent la mer démontée. Certains se jettent les armes à la main contre les vagues et tiennent tête à leur déferlement, en agitant leurs épées dégainées et leurs lances, comme s'ils pouvaient leur faire peur ou les blesser.




  • Tite Live : Histoire romaine, V, 39, 1, trad.: Annette Flobert, 1995, Paris, GF Flammarion.

Frappés de stupeur par cette victoire si rapide qui tenait du miracle, les Gaulois restèrent d'abord interdits, immobiles; paralysés à leur tour par la peur, ils étaient comme incapables de réaliser ce qui s'était passé, puis ils craignirent un piège et finirent par dépouiller les morts et entasser les armes selon la coutume de leur pays.




  • Hérodien : Histoire romaine depuis la mort de Marc-Aurèle jusqu'à l'avènement de Gordien III, III, 7, 3.

Les troupes bretonnes s'engagèrent dans la poursuite [des Romains battus] et avaient commencé à chanter leurs hymnes de victoire, étant sûres qu'elles allaient gagner […].




  • Caius Julius Solin, Polyhistor, XXIII, 1, trad. A. Agnant, 1847, Paris, Panckoucke.

On [l'île d'Hibernie] y trouve point de serpent […]. Les vainqueurs [irlandais] se couvrent le visage du sang de leurs ennemis, après en avoir bu d'abord. Ils ne font pas la distinction entre le bien et le mal. Si une mère enfante un fils, elle lui donne ses premiers aliments avec le glaive du père, les lui enfonce légèrement dans la bouche avec la pointe de l'arme, et, par une formule propre au pays, exprime le vœu qu'il ne périsse que sur le champ de bataille.

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