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Vous êtes dans Approfondissements > Le druidisme / Rites et classe sacerdotale : inventaire des textes anciens / Les rites mortuaires
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Approfondissements : le druidisme

Les rites mortuaires



  • Silius Italicus, La guerre punique, III, 340, trad. Pierre Mirriconi et Georges Devallet, 1979, Paris, Les Belles Lettres.

Ils sont venus aussi, les Celtes, dont le nom s'ajoute à celui des Ibères. Ils mettent leur honneur à périr au combat, mais jugent criminel de brûler le cadavre de ceux qui ont eu un pareil trépas. Ils pensent prendre place au ciel, auprès des dieux, si le vautour affamé déchire leurs restes.




  • Pausanias, Description de la Grèce, X, 21, 6.

Après cette bataille aux Thermopyles, les Grecs entérèrent leurs morts et dépouillèrent les barbares, mais les Galates n'envoyèrent aucun ambassadeur pour demander l'autorisation de récupérer les corps, et ils étaient indifférents à savoir si la terre allait les recevoir ou s'ils allaient être dévorés par les bêtes sauvages ou les oiseaux charognards. Mon opinion était qu'il y avait une autre raison pour laquelle ils ignoraient l'enterrement de leurs morts : ils espéraient répandre la terreur chez leurs ennemis, et à travers cette coutume, ils ne montraient aucune sentiment de tendresse envers ceux qui étaient partis.




  • Jules César, La guerre des Gaules, VI, 19, trad. Germaine Roussel, 1963, Paris, 10/18.

Les funérailles, par rapport à la civilisation gauloise, sont d'une grande magnificence : tout ce que le mort a chéri, pense-t-on, on le jette dans le feu, même les animaux et, il y a peu de temps encore, quand les funérailles étaient régulières, on brûlait, avec le mort, les esclaves et les clients qu'on savait lui avoir été chers.




  • Pomponius Mela, Chorographie, III, 2, 18, trad. Louis Baudet, 1843, Paris, Panckoucke.

Le seul dogme qu'ils [les druides] enseignent publiquement, c'est l'immortalité de l'âme et l'existence d'une autre vie: sans doute afin de rendre le peuple plus propre à la guerre. De là vient que les Gaulois brûlent et enterrent avec les morts tout ce qui est à l'usage des vivants, et qu'autrefois ils ajournaient jusque dans l'autre monde l'exécution des contrats ou le remboursement des prêts. Il y en avait même qui se précipitaient gaîment sur les bûchers de leurs parents, comme pour continuer de vivre avec eux.




  • Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, V, 28, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

Ils invitent aussi les étrangers à leurs festins, et, après le repas, leur demandent qui ils sont, quel besoin les amène. D'habitude, pendant le repas, sur les premiers sujets venus ils en viennent à des disputent en paroles, puis à des provocations, enfin à des combats singuliers où l'on voit combien leur est indifférente la perte de la vie. C'est que chez eux a prévalu le dogme de Pythagore, selon lequel c'est un fait que les âmes des hommes sont immortelles, et qu'après un certain nombre d'années chaque ‚me revient à la vie en entrant dans un autre corps. C'est pourquoi aussi, pendant les funérailles, il en est qui jettent dans le bûcher des lettres écrites à leurs morts, comme si ces morts les devaient lire.




  • Dion Cassius : Histoire romaine, LXII, 6, 1.

Les Bretons la [Boudicca] pleurèrent grandement et lui donnèrent une riche sépulture.




  • Le testament du Lingon, trad. Jean-Jacques Hatt, in , Paris, Picard.

Je veux que le tombeau que j'ai fait édifier soit achevé suivant les plans que j'ai fixés, en forme d'exèdre, et qu'y soit placée une statue assise, du meilleur marbre, d'au delà des mers, ou en feuilles de bronze de la meilleur qualité, haute d'au moins cinq pieds. Que sous l'exèdre soit placée une litière, et, sur les côtés, deux sièges en marbre d'au delà des mers. Que, pour s'y étendre aux jours où la tombe sera ouverte, l'on y voit deux couvertures, une paire de coussins de repas, deux manteaux et une tunique. Que devant le monument soit placé un autel, du meilleur marbre de Carrare, sculpté du mieux qu'il se pourra, dans lequel seront placées mes cendres. Que cet édifice soit fermé par une clôture en marbre de Carrare, de façon à pouvoir être facilement ouvert puis refermé.

Que cet édifice, ce verger et ce bassin soient entretenus par les soins de mes affranchis Philadelphus et Verus, et que les dépenses nécessaires y soient faites en vue des réfections et des reconstructions, en cas de dommage ou de destruction. Que l'ensemble soit entretenu par trois jardiniers et leurs apprentis, et dans le cas de décès ou d'absence, qu'il soit pourvu à leur remplacement. Que chacun des trois reçoive par an soixante boisseaux de blé, et, pour les vêtements, vingt deniers. Que mon petit-fils Aquila et ses héritiers soient chargés de ces prestations. Que sur le monument soit inscrits à l'extérieur les noms des magistrats qui auront vu le début de la construction, et le nombre d'années de mon existence.

Si l'on incinère, ou ensevelit quelqu'un, dans ce verger ou dans ces lieux tels que j'ai ordonné qu'ils fussent entretenus et plantés et tels que je les ai fait enclore d'un mur, en bordure du bassin, si l'on contrevient, à proximité de ce verger, aux prescriptions ci-dessus, mes héritiers en seront tenus pour responsables. Les stipulations relatives à cet emplacement sont valables pour l'éternité, et personne après moi n'en pourra disposer, sauf pour améliorer l'entretien, la plantation et le conditionnement de l'ensemble. Que tous ceux qui s'y rendront pour l'entretenir, à pied ou en voiture, aient un droit de passage vers le monument.

Si l'on incinère ou ensevelit quelqu'un, si l'on a construit un monument funéraire à proximité, si l'on fait quoi que ce soit dans ce verger, cet emplacement et cet enclos, qui soit contraire à ce qui a été écrit ci-dessus, S. Julius Aquila, fils de S. Julius Aquilinus, son héritier et leurs héritiers, s'il est contrevenu aux stipulations ci-dessus, ou s'ils n'exigent pas de leurs héritiers qu'elles soient respectées, seront condamnés à payer cent mille sesterces au trésor de la cité des Lingons. Cette amende devra menacer pour toujours tous les propriétaires du domaine.

Que tous ceux que j'ai affranchis de mon vivant, ou par testament apportent annuellement et individuellement une quote part d'un sesterce. Que mon petit-fils Aquila et son héritier fournissent chaque année la somme de <lacune> pour que chacun prépare des aliments et des boissons destinés à être exposés en-dessous, et sur le devant du tombeau qui est du domaine de Litavis [Litavicrari, dans le texte], qu'ils consomment là, et qu'ils y demeurent jusqu' à ce qu'ils aient consommé l'ensemble. Qu'ils nomment à cet office des curateurs, qui soient chargés chaque année de la chose, et qui aient le pouvoir d'exiger d'eux la somme. Je confie ce soin à Priscus Phoebus et à Philadelphus Verus, qu'après ma mort les curateurs nommés de la sorte accomplissent chaque année les cérémonies sur l'autel ci-dessus mentionné aux Kalendes d'avril, de mai, de juin, d'août et d'octobre.

Je confie la charge de mes funérailles et de mes obsèques, de tous les détails, des édifices et des monuments à Sextus Julius Aquila, mon petit-fils, et à Macrinus fils de Reginus, et à Sabinus fils de Dumnedorix, et à Priscus mon affranchi, et procurateur, et je les prie de prendre soin des cérémonies que je désire après ma mort.

Je veux que tout mon attirail pour chasser et prendre les oiseaux soit brûlé avec moi, avec mes épieux, mes glaives, mes coutelas, mes filets, mes pièges, mes lacets, mes flèches, mes tentes, mes épouvantails, mes litières de bain, ma chaise à porteurs, et tous les ingrédients et l'attirail afférents à cette occupation, et mon canot léger en vannerie, sans que rien de tout cela ne soit soustrait, et tout ce que je laisserai en fait d'étoffes damassées et brodées et toutes les étoiles en corne d'élan.




  • Quérolus, prologue, 3-4, trad. Catherine Jacquemard-Le Saos, 1994, Paris, Les Belles Lettres.

Voici le sujet. Le père de notre Quérolus était l'avare Euclion. Cet Euclion entassa un jour de l'or dans une urne et comme il s'agissait de la sépulture paternelle, il y répandait des aromates et avait ajouté à l'extérieur une épitaphe.




  • Sulpice Sévère : Vie de saint Martin, 12, 1-5, trad. Jacques Fontaine, 1996, Paris, Cerf.

Il arriva par la suite qu'en cheminant, il rencontra sur sa route le corps d'un païen que l'on menait à sa sépulture en un cortège plein de superstition. Apercevant de loin une foule qui venait vers lui, et ignorant ce que cela pouvait bien être, il fit une courte halte: la distance étant d'environ cinq cents pas, il lui fut difficile de discerner ce qu'il voyait. Pourtant, comme il distinguait une troupe de paysans et que le vent faisait voltiger les toiles du linceul jeté sur le corps, il crut qu'il s'agissait de cérémonies sacrées de caractère païen. Car les paysans gaulois avaient coutume, dans leur misérable égarement, de porter en procession à travers leur champs des idoles démoniaques couvertes d'un voile immaculé. Levant donc le signe de la croix contre ceux qui venaient à sa rencontre, il commande à la foule de ne plus bouger et de déposer son fardeau.

Mais alors, on eût pu voir cette chose extraordinaire : les misérables d'abord figés comme des rocs. Puis comme ils essayaient, dans un effort suprême, de faire un pas en avant, incapables d'avancer plus loin ils tournaient sur eux-mêmes en un tourbillon ridicule, jusqu'au moment où, vaincus, ils déposent le fardeau du corps. Abasourdis, ils se regardaient les uns les autres, et se demandaient sans mot dire ce qui avait bien pu leur arriver. Mais le bienheureux, s'étant rendu compte que ce rassemblement avait pour objet des obsèques et non pas une cérémonie religieuse, lève à nouveau la main et leur rend le pouvoir de partir et d'enlever le corps. Ainsi les obligea-t-il à s'arrêter quand il le voulut, et leur permit-il de s'en aller quand ce fut son bon plaisir.




  • Concile de Mâcon II, canon 17, trad. Jean Gaudemet et Brigitte Basdevant, in Les canons des conciles mérovingiens (VIe-VIIe siècles), 1989, Paris, Cerf.

Nous avons appris que de nombreuses gens ouvrent les tombeaux alors que les corps des morts ne sont pas encore décomposés et qu'ils déposent par-dessus ces corps leurs propres morts, ou qu'ils usurpent pour leurs morts, ce qui est un sacrilège, les emplacements consacrés à d'autres, et cela sans l'autorisation du propriétaire des tombeaux. En conséquence, nous prescrivons que personne désormais ne commette cet abus. Et s'ils se commettait, que les corps déposés par-dessus d'autres soient, conformément à l'autorité des lois, rejetés de ces tombeaux.




  • Concile de Tours II, canon 23, trad. Jean Gaudemet et Brigitte Basdevant, in Les canons des conciles mérovingiens (VIe-VIIe siècles), 1989, Paris, Cerf.

Nous avons appris, en vérité, qu'il se trouve certaines gens, adeptes de l'antique erreur, qui fêtent les Kalendes de janvier, alors que Janus fut un païen: c'était un roi, certes, mais il ne pouvait être Dieu. Or quiconque croit en un seul Dieu, le Père régnant avec le Fils et l'Esprit, ne peut être dit intégralement chrétien s'il observe, sur ce point-là, des usages du paganisme. Il y a aussi des gens qui, à la fête de la Chaire de saint Pierre, offrent des potages aux morts, et qui, rentrant à la maison après la messe, retournent aux erreurs des païens et prennent, après le Corps du Seigneur, des mets consacrés aux démons. Nous conjurons tant les pasteurs que les prêtres de veiller attentivement à ce que, s'ils voient des gens persister dans cette sottise, ou accomplir auprès de je ne sais quelles pierres ou arbres ou sources, lieux choisis par les païens, des rites incompatibles avec l'esprit de l'Église, ils les chassent de l'église par leur sainte autorité et ne laissent pas participer au saint autel ceux qui gardent des observances païennes. Qu'y a-t-il en effet de commun entre les démons et le Christ ? C'est là ajouter aux délits qui méritent condamnation plutôt que les effacer.

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