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Approfondissements : les légendes celtiques

L'attaque contre les flots



  • Nicolas de Damas, dans Stobée, III, 7, 39, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

Les Celtes qui avoisinnent l'Océan estiment qu'il est honteux de fuir une muraille ou une maison qui s'écroule, et quand dns la mer extérieure le flot envahit le rivage, ils vont au-devant avec leurs armes et se laissent submerger, pour ne pas paraître fuir parce qu'ils craignent la mort.




  • Elien, Histoire variée, XII, 23. trad. A. Lukinovich et A.-F. Morand, 1991, Paris, Les Belles Lettres.

J'entends dire que les plus téméraires des hommes sont les Celtes. Ils prennent comme thème de leurs chants les héros morts à la guerre. Non seulement ils combattent couronnés mais érigent aussi des trophées, tout à la fois pour glorifier leurs exploits et pour laisser, à la manière grecque, un souvenir de leur valeur guerrière. Ils considèrent que prendre la fuite est si honteux qu'ils évitent souvent de se précipiter hors des maisons qui s'écroulent, et ne le font pas même si elles brûlent et qu'ils sont cernés de tous côtés par le feu. Beaucoup de Celtes affrontent la mer démontée. Certains se jettent les armes à la main contre les vagues et tiennent tête à leur déferlement, en agitant leurs épées dégainées et leurs lances, comme s'ils pouvaient leur faire peur ou les blesser.




  • Aristote, Ethique à Eudème, III, 1, 22-25

Ainsi un homme n'est pas courageux s'il endure des épreuves extraordinaires à travers l'ignorance (par exemple si, à cause de la folie, il a supporté un coup de foudre), pas plus que s'il le fait à cause de la passion, tout en sachant l'importance du danger, comme les Celtes, qui, " prennent les armes et chargent contre les vagues " […].




  • Strabon, Géographie, VII, II, 1, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

Il y a erreur et chez celui qui dit ... et chez celui qui affirme que les Celtes, pour s'exercer à ne rien craindre, restent dans leurs maisons battues des flots, quittes à les rebâtir après, et que parmi eux il périt plus de gens par les eaux que par la guerre : c'est ce que dit Ephore. Mais les marées sont régulières, on sait jusqu'où va la mer. Il n'y avait donc pas place pour ces absurdités ; car ce phénomène se produit deux fois par jour. Et ils n'ont jamais remarqué que ce va-et-vient des eaux est une chose toute naturelle, sans danger, qui n'arrive pas seulement chez eux, mais chez tous les riverains de l'Océan ! Cela n'est-il pas incroyable ? Clitarque n'est pas plus exempt d'erreur : il nous parle de cavaliers qui, voyant la mer arriver, se sauvèrent à cheval et, dans leur fuite, furent près d'être atteints et entourés par les flots : les flots n'avancent pas, que nous sachions, d'un mouvement si rapide ; la mer monte d'une façon insensible. Et puis un phénomène qui se produit chaque jour, dont on a le bruit dans les oreilles, dès qu'on en approche, avant même de le voir, ne devait pas inspirer assez de frayeur pour mettre en fuite, comme un accident imprévu.

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