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Approfondissements : les légendes celtiques

Tauriscus



  • Timagène d'Alexandrie, in Ammien Marcellin, Histoires, XV, 9-12, trad. Edm. Cougny, 1986, Paris, Errance.

Des aborigènes furent, ce qu'ont affirmé certains auteurs, les premiers que l'on vit en ces contrées: ils s'appelaient Celtes, du nom d'un roi qui savait se faire aimer, et Galates, du nom de sa mère. En grec, on dit, en effet, Galates pour Gaulois. Selon d'autres, les Doriens, qui avaient suivi l'ancien Hercule, habitèrent les lieux qui confinent l'Océan. Les Drasides (druides) rapportent qu'une partie de ce peuple était réellement indigène, mais que des îles les plus reculées et des contrées transrhénanes affluèrent des étrangers que des guerres fréquentes et l'envahissement d'une mer houleuse avaient chassés de leurs demeures. Quelques-uns disent qu'après la chute de Troie, des vaincus en petit nombre fuyant les Grecs répandus partout occupèrent ces pays alors déserts. De leur côté les habitants de ces contrées affirment - ce que nous voyons aussi gravé sur leurs monuments - qu'Hercule, fils d'Amphitryon, s'empressa d'aller détruire Géryon et Taurisque, cruels tyrans dont l'un désolait les Hispanies, et l'autre les Gaules; que, les ayant vaincus tous les deux, il s'unit avec des femmes de race noble, et en eut plusieurs enfants qui appelèrent de leurs noms les contrées où ils commandaient.




  • Attribué à Raban Maur : Vie de Sainte Marie Madeleine et de Sainte Marthe, sa soeur, 40, trad.: abbé Faillon, Les Cahiers de la Sainte-Baume, 1994, n°9.

Entre Arles et Avignon, villes de la province Viennoise, près des bords du Rhône, entre des bosquets infructueux et les graviers du fleuve, était un désert rempli de bêtes féroces et de reptiles venimeux. Entre autres animaux venimeux, rôdait ça et là, dans ce lieu, un terrible dragon, d'une longueur incroyable et d'une extraordinaire grosseur. Son souffle répandait une fumée pestilentielle; de ses regards sortaient comme des flammes; sa gueule, armée de dents aiguës, faisait entendre des sifflements perçants et des rugissement horribles. Il déchirait avec ses dents et ses griffes tout ce qu'il rencontrait, et la seule infection de son haleine suffisait pour ôter la vie à tout ce qui l'approchait de trop près. On ne saurait croire le carnage qu'il fit en se jetant sur les troupeaux et sur leurs gardiens, quelle multitude d'hommes moururent de son souffle empoisonné.

Comme ce monstre était le sujet ordinaire des conversations, un jour que la sainte (Marthe) annonçait la parole de Dieu à une grande foule de peuple qu'elle avait réunie, quelques-uns parlèrent du dragon; et, les uns avec la sincérité de véritables suppliants, les autres pour tenter la puissance de Marthe, se mirent à dire: " Si le Messie que cette sainte fille nous prêche a quelque pouvoir, que ne le montre-t-elle ici? Car si ce dragon venait à périr, on ne pourrait dire que c'eut été par aucun moyen humain ". Marthe leur répondit: " Si vous êtes disposés à croire, tout est possible à l'âme qui croit ". Alors tous ayant promis de croire, elle s'avance à la vue de tout le peuple qui applaudit à son courage, se rend avec assurance dans le repaire du dragon, et par le signe de la croix qu'elle fait, elle apaise sa férocité. Ensuite, ayant lié le col du dragon avec la ceinture qu'elle portait, et se tournant vers le peuple, qui la considérait de loin: " Que craignez-vous, leur dit-elle? Voilà que je tiens ce reptile, et vous hésitez encore! Approchez hardiment au nom du Sauveur, et mettez en pièces ce monstre venimeux! "

Ayant dit ces paroles, elle défend au dragon de nuire à qui que ce soit par son souffle ou sa morsure puis elle reproche son peu de foi au peuple, en l'animant à frapper hardiment. Mais tandis que le dragon s'arrête et obéit aussitôt, la foule ose à peine se rassurer. Cependant on attaque le monstre avec des armes, on le met en pièces, et chacun admire de plus en plus la foi et le courage de sainte Marthe, qui, tandis qu'on perce l'énorme dragon, le tient immobile par un lien si fragile, sans aucune difficulté et sans éprouver aucun sentiment d'effroi.

Cet endroit désert était auparavant appelé Nerluc (Niger Lucus: " bois noir "); mais dès ce moment on le nomma Tarascon, du dragon qu'on appelait Tarasque (Taraskos); et les peuples de la province Viennoise, témoins de ce miracle, ou en ayant appris la nouvelle, crurent dès lors au Sauveur, et reçurent le baptême, glorifiant Dieu dans les miracles de sa servante, qui fut chérie et honorée autant qu'elle en était digne par tous les habitants de la province.

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