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Approfondissements : les légendes celtiques

Titus Manlius Torquatus



  • Premier mythographe du Vatican, III, 18, 1, trad. Jacques Berlioz, 1995, Paris, Les Belles Lettres

Torquatus remporte la victoire et met à mort son fils. Lucius Manlius Torquatus fut vainqueur d'un Gaulois, dans un combat singulier. Il mit le collier de son adversaire, d'où son nom.




  • Tite Live: Histoire romaine, VII, 9-10, trad.: Raymond Bloch, 1968, Paris, Les Belles Lettres.

Ce pont qui séparait les deux armées [gauloise et romaine], ni les uns ni les autres n'osaient le détruire de peur que l'adversaire ne vit là un signe d'effroi. On s'en disputait la possession par de fréquent combats ; et comme les forces engagées étaient variables, on ne pouvait bien discerner qui s'emparait. C'est alors qu'un Gaulois d'une taille extraordinaire s'avança sur le pont désert et proclama de la voix la plus forte : " Que le plus courageux des guerriers que possède Rome aujourd'hui se présente donc au combat : notre sort à tous deux montrera laquelle des deux nations est la plus vaillante à la guerre. "

Longtemps, les plus braves des jeunes Romains gardèrent le silence, car, s'ils avaient de refuser le combat, ils ne voulaient pas non plus s'offrir par préférence à courir un risque aussi périlleux. C'est alors que Titus Manlius, fils de Lucius, qui avait délivré son père des attaques du tribun, quitte son poste et s'avance devant le dictateur. " Sans ton ordre, chef, dit-il, jamais je n'oserais combattre hors du rang, non, même pas si je voyais la victoire certaine. Mais si tu le permets, je veux, moi, montrer à cette brute qui se pavane avec tant d'orgueil en avant des enseignes ennemies, que je sors d'une famille qui a précipité l'armée des Gaulois du haut de la roche Tarpéienne. " Telle fut alors la réponse du dictateur : " Gloire à ton courage et à ta piété envers ton père et ta patrie Titus Manlius. Poursuis et avec l'aide des dieux assure l'invincibilité du nom romain. "

Puis les compagnons du jeune homme lui donnent ses armes. Il prend un bouclier long de fantassin, ceint une épée espagnole commode dans le corps à corps. Dès qu'il a reçu armes et équipement, ils le conduisent en face du Gaulois qui manifeste une joie stupide et - fait qui a paru aux anciens digne lui aussi de mémoire - tire même la langue en signe de dérision. Puis ils reviennent vers leur poste et les deux guerriers sont laissés seuls entre les armées : en façon de spectacle plutôt que selon les lois de la guerre. A juger d'après l'apparence extérieure, grande est la différence entre eux. La taille de l'un est extraordinaire et, sous ses vêtements bigarrés, son armure peinte et ciselée d'or, tout son corps étincelle. L'autre a une stature moyenne pour un soldat, des armes modestes d'apparence et plus maniables que belles. Point de chant guerrier, point de transport de joie ni d'armes brandie vainement, mais une poitrine gonflée de courage et d'une colère muette : il avait retenu toute sa fougue pour le moment du combat.

Quand ils se furent arrêtés entre les deux armées, tout autour l'espoir et la crainte tenaient l'âme des mortels en suspens. Le Gaulois, qui, telle une masse, dominait son adversaire, porta en avant son bouclier de la main gauche et asséna sur l'armure de l'ennemi venant sur lui un coup de taille qui retenit avec fracas, mais sans aucun effet. Le Romain, la pointe de son épée un peu relevée, heurte de son bouclier le bas du bouclier ennemi, et, mettant tout son corps en deçà de la portée d'un coup meurtrier, il l'insinua entre le corps et les armes du Gaulois, et d'un coup, puis d'un autre, transperça le ventre et l'aine de son adversaire. Il étendit ainsi à terre le Gaulois qui, en s'écroulant, couvrait un espace immense. Manlius, épargnant au cadavre tout autre expèce d'outrage, prit pour seule dépouille un torque et se mit au coup cette parure tout éclaboussée de sang.

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