L'absence presque totale de littérature celtique continentale - due à une tradition essentiellement orale - oblige à étudier les Celtes à travers le regard de leurs voisins. Hormis les récits mythologiques insulaires (irlandais et gallois), tardifs et souvent christianisés, nos connaissances proviennent majoritairement d'auteurs grecs et romains : historiens, géographes, érudits, chroniqueurs ou moralistes.
Ces sources, parfois imprégnées de préjugés ou de visées politiques, n'en demeurent pas moins indispensables. Elles fournissent des données sur les institutions, les croyances, la langue, les pratiques guerrières ou religieuses des Celtes, mais aussi sur la perception qu'en avaient les sociétés grecque et romaine. Même fragmentaires, biaisées ou allusives, ces informations permettent de reconstituer des éléments de culture celtique juste avant ou pendant son intégration dans le monde romain.
Ainsi, l'étude critique de ces témoignages extérieurs - confrontés à l'archéologie, à la linguistique et aux traditions insulaires ultérieures - constitue une voie essentielle pour approcher la civilisation celtique continentale, autrement perdue à travers le silence de ses propres sources écrites.